Suivre sa voie
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Suivre sa voie

Aimer faire de la photo est une chose. Faire les photos qu’on aime en est une autre. Cet aphorisme me plaît pour deux raisons. Premièrement, en présentant les images qu’on désire faire au lieu de celles qu’on présume que les gens veulent voir, on se rend compte qu’elles trouvent également leur auditoire. Deuxièmement, ça rend le travail authentique. Ça invite à la conversation et qu’y a-t-il de plus gratifiant pour un photographe que de s’exprimer par ses images?

Nos photos nous représentent. Tout a été photographié ou presque, mais tout n’a pas été photographié par vous. Placez cinq photographes devant une même scène. Personne ne la verra sous le même angle, ne mettra exactement l’accent sur le même détail ou n’utilisera la même technique. Profitez-en, il n’y a qu’un vous! La majorité des images qui me passent sous les yeux répondent aux critères d’esthétisme de base. Ce qui reste, c’est la saveur personnelle qui y est ajoutée et c’est souvent elle qui fait la différence.

Plus facile à dire qu’à faire? C’est vrai. Quand on présente un travail personnel, on devient plus vulnérable ou, du moins, plus sensible à la critique. Celle-ci est constructive quand elle inspire et pousse à se dépasser, mais elle peut également avoir des effets pervers si elle ébranle notre confiance ou nous aiguille sur une voie qui n’est plus la nôtre. Le meilleur moyen de garder le cap est de bien se connaître. Savoir ce qui nous importe vraiment sert de balises. Mettre à profit nos différences est aussi un élément essentiel. Si tout le monde faisait la même photo « parfaite », on s’en lasserait vite. Vive la diversité! C’est permis de ne pas prendre la route la plus populaire si elle ne vous convient pas. Finalement, il faut être conscient de ses forces. Ce n’est pas ce qui vous manque qui vous distingue, mais ce que vous avez.

Vive la diversité! C’est permis de ne pas prendre la route la plus populaire si elle ne vous convient pas.

Chaque nouveau projet est une expérience supplémentaire. Parfois, elle est vraiment satisfaisante : « Oh wow, c’est encore mieux que je ne l’avais imaginé ». À d’autres moments, le produit final n’est pas aussi reluisant qu’on l’aurait souhaité. Échec? Tout est une question de perspective. Je préfère le mot leçon. En photographie comme ailleurs, la courbe d’apprentissage ne s’arrête jamais. Peu importe le talent, quand on parle de créativité, nous demeurons tous des amateurs qui cherchent constamment à s’améliorer.

La crainte de l’échec ne doit pas être un frein, mais plutôt un moteur. Si le photographe laisse son appareil dans le fond du tiroir par peur de ne pas réussir à combler le vide entre sa bonne idée et la réalisation du potentiel de celle-ci, il y a un problème. Le défi est de se mettre au boulot.

2 Commentaires
  • Michel Olney

    2019-07-07at12:54 Répondre

    Très intéressant comme réflexion, merci. Je suis dans une phase où, pour me retrouver, je me suis d’abord distancé de ce que j’avais fait jusqu’ici. J’y arrive tout doucement, ne reste qu’à me mettre au boulot.
    Bien heureux que vous vous soyez mis au blog, vous avez définitivement quelque chose à dire.

    • guylangevin

      2019-07-07at12:59 Répondre

      Merci pour vos bons mots Michel et bonne chance dans votre nouvelle approche.

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